13 – DOMINIQUE DE ROCHEFORT.

Branche des seigneurs de l’Allemandière

Dominique, troisième  fils de Claude III de Rochefort, naquit en mars 1641 à Luçay. Il est reçu chevalier de Malte (preuves aux ADR 48H92-1) en 1657 à l’age de 16 ans (baptisé à l’age de 6 ans ½ le 24/09/1647 à Luçay). Les témoins sont Dominique d’Etampes, marquis de Valençay (aussi parrain) ; Charles IV de Gaucourt, conseiller d’Etat, seigneur de Villedieu (36) ; N. de Préaulx, marquis d’Oublaise (36) et René de Baillou, seigneur des Cognées (Luçay-36) parmi de nombreux autres personnages.

Il est seigneur de Boismortier (36) et de l’Allemandière (36). Cette dernière seigneurie a été achetée par décret de 1686 aux Baillou. 

l'Allemandière
L’Allemandière

Il se marie avec Anne (ou Jeanne) HUMBLOT probablement avant 1671. De ce fait il perd le titre de chevalier de Malte puisque cet ordre ne recevait que des chevaliers célibataires. Nous n’avons rien trouvé concernant l’origine et le mariage de cette personne. L’information nous vient de l’ouvrage de La Chesnay Desbois. On retrouve la même épouse dans les différentes généalogies imprimées.

Il partagea avec Charles Joseph le 10 juin 1686 et transigea avec lui le 3 octobre de la même année. L’Allemandière est cédée par Charles Joseph à Dominique et ce dernier cède Bois Mortier à Charles Joseph.

Dominique est le prénom de son parrain, Dominique d’Estampes, Marquis de Valençay, marié à Marie Louise de Montmorency. Comme le veut les usages du temps le filleul prend le prénom de son parrain (ou de sa marraine s’il s’agit d’une fille).  Remarquons que le prénom de Dominique est le premier utilisé chez les  Rochefort qui, pour la branche Luçay, utilisent plutot Claude, François ou Jean.

Une autre information de la Chesnay Desbois est le remariage de Dominique avec Jeanne DU FRESNE le 4/5/1699, le lieu est inconnu et non trouvé, de même que l’origine de cette famille.

Mentions de Dominique dans les dossiers bleus de la BNF.

Les enfants de Dominique sont :

Du premier lit :

Jean de Rochefort, seigneur de l’Allemandière, exempt des gardes du corps du roi, lieutenant de Roi à Saint Quentin (02) où il décède vers 1747. Sans postérité. Il fût marié à Françoise CLAVIER, à Bourges, le 28/02/1713.

Du premier lit :

  • Jean de Rochefort, seigneur de l’Allemandière, exempt des gardes du corps du roi, lieutenant de Roi à Saint Quentin (02) où il décède vers 1747. Sans postérité. Il fût marié à Françoise CLAVIER, à Bourges, le 28/02/1713. Julien de Courcelles, qui a donné une généalogie détaillée de Dominique de Rochefort, seigneur de l’Allemandière, ne connaît pas ce Jean qu’il a remplacé par un Charles. Il se trompe en confondant ce dernier avec Charles François Edme Flour de Rochefort quatrième fils de Claude III de Rochefort et de Anne de Brouilly, donc frère de Dominique.
  • Anne de Rochefort née le 12/01/1688, décédée le 12/05/1702 à Tours, pensionnaire chez les Filles de Sainte Marie.
  • Elisabeth de Rochefort née en Avril 1689, morte au couvent des Augustines de Vierzon.
  • Louise de Rochefort née en décembre 1691, morte en bas âge.

Du deuxième lit :

  • Pierre de Rochefort, qui suit.
  • Françoise-Bonne de Rochefort, dame de l’Allemandière, née le 15/02/1704, baptisée à Luçay le Mâle le 18 du même mois. Elle fût élève des Demoiselles de Saint Cyr en 1713. Elle épousera Louis de MAILLÉ-BRÉZÉ, seigneur de Roujoux (37), le 9/02/1734 à Luçay (ADIL F 496). Le fief de l’Allemandière fût vendu par son mari. A cette date les Maillé-Brézé sont dans une situation financière tendue. Ce couple aura 3 filles : Catherine-Bonne, Marie-Françoise et Marie.
  • Un autre fils, Dominique Toussaint, mort en l’abbaye de Chenoise (77), serait issu du 2ème lit, mais nous n’avons pas trouvé sa trace.
Maillé-Brézé

La vie privée de Dominique n’est pas sans problèmes. Au détour des actes de naissance de la paroisse de Luçay nous apprenons la naissance d’un enfant adultérin, Dominique dit Cadet, fruit des amours coupables de Dominique, seigneur de l’Allemandière, avec une certaine Martine FREMY (ou FREMI). Le curé de Luçay précise sa naissance le 5 aout 1679, en mentionnant dans la marge de l’acte : « illégitime » (parrain : François de GUENAND, sieur de la Courtaisière). En effet, Dominique (dit le « chevalier de Luçay » dans l’acte), est encore marié avec Jeanne du FRESNE vivante en 1679.

Dans l’acte de décés de Cadet (il a 70 ans) à Luçay du 4 décembre 1749 il est précisé qu’il est « fermier à Villedomain » et veuf de Anne BONNEAU avec laquelle il avait convolé en légitime mariage le 1 aout 1705 à Villedomain (37). En réalité, du mot fermier il faut en déduire qu’il était tout simplement cultivateur ou laboureur. L’histoire ne précise rien sur la façon dont il accéda à cette profession. On peut seulement dire qu’il récupera peut-être, au déces de son père en 1704,  quelques «boissellées» de terre en héritage.

Certains généalogistes montrent avec justesse que Cadet eu aussi une liaison avec Françoise OUCHET d’où sortit Françoise mariée en 1755 à Luçay avec Jacques SAMIN

Dominique et Anne Bonneau moururent en laissant 5 enfants dont un garçon, Pierre ROCHEFORT, laboureur, marié à Marie SAMIN le 6/11/1742 à Luçay. Tous ces enfants perdent la particule « de » et sont enregistrés sous le patronyme « ROCHEFORT ».

Nos ROCHEFORT, non contents de perdre toute importance sociale et de naviguer dans les eaux toubles de la déchéance financière, se donnent des apparences royales en copiant la vie dissolue du Roi soleil, Louis le quatorzième.

LA MAISON DU FRESNE.

Alors que nous ne disposons d’aucune information sur la famille HUMBLOT, nous n’en avons pas plus sur la famille DU FRESNE.

Nous disposons de plusieurs hypothèses :

  • Il existe un manoir du Fresne à
  • D’Hozier, dans son armorial général de France donne quelques familles de ce nom dont Olivier du Fresne.
  • N. Du Fresne, seigneur de Fredeval  maintenu de noblesse en 1717.
  • Charles du Fresne, seigneur du Cange (1610/1688).
  • Baron du Fresne, seigneur d’Authon.
  • Gaston du Fresne, marquis de Beaumont.
  • Claude du Fresne, de Luçay-le-Mâle, médecin, marié avant 1676, à Charlotte de Bonnafau (branche du Foy – ADI-F1136). Cette hypothèse est peut être la plus vraisemblable.

Toutes ces informations ne nous mènent nulle part. Il faudrait trouver soit l’acte de mariage, soit un contrat. Ces recherches ont été vaines à ce jour.

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