1- Le Patronyme

position de Rochefort sur Nenon par rapport à Dole (Jura)

Le patronyme ROCHEFORT, dont nous allons parler dans cet essai, est originaire de Rochefort sur le Doubs, près de Dole, aujourd’hui Rochefort sur Nénon, Comté de Bourgogne,  puis département du Jura. Nos Rochefort n’ont jamais été détenteurs de la seigneurie puisqu’elle était propriété de la famille de Chalon depuis des temps immémorables, puis ensuite d’autres familles.

Il convient de se rapporter aux premiers Rochefort, comme Perrena qui est dit « de Rochefort », c’est à dire « vivant au village de  Rochefort ». Lors de l’annoblissement de Guiot, ce dernier conservera le patronyme avec, très certainement, l’accord de la Maison de Chalon. Dans les archives des Chalon, les Rochefort seront toujours identifiés comme tel.

Nous avons recensé 17 familles portant le patronyme « de Rochefort », dont une Belge et une Suisse. Nous n’avons pas recensé les patronymes composés tels que Labouisse de Rochefort, Desbois de Rochefort, Languet de Rochefort, etc, mais inclus les Rochefort d’Aloigny (allias Alougny) ou les Rochefort d’Ailly, toutes deux maisons nobles d’extraction, bien qu’ayant ajouté le patronyme Rochefort à une date ultérieure à celle de nos Rochefort.

Notre ancêtre, François Louis (Lucas), transforma le patronyme « de Rochefort » en « de Rochefort-Luçay ». C’est comme cela que nous trouvons ses descendants. Nous ne savons pas précisément les raisons de ce changement opéré dans le premier quart du XIXè siècle.

Pour ne pas alourdir le travail et bien que nous ayons fait des recherches sur TOUTES les branches Rochefort, nous ne détaillerons dans la mesure de nos recherches, que la branche issue de Claude de Rochefort, seigneur de Luçay le Mâle. Nous demandons beaucoup de mansuétude au lecteur car ce travail n’est pas l’œuvre d’un historien ou d’un généalogiste professionnel, mais un simple devoir de mémoire.

« UN HOMME QUI OUBLIE SON PASSÉ N’A PAS D’AVENIR « 

Le village de Rochefort-sur-Nénon dans le Jura.

Les textes anciens parlent de « ROICHEFORT ».

Où est le Rochefort décrit par les textes anciens ? Où sont les portes, les tours, les murailles et son formidable château ? Il ne reste rien de tout cela, à part quelques ruines romantiques. Mais on trouve encore quelques beaux manoirs des XV/XVIè siècle et une église en partie du XIIIè.

L’emplacement de Rochefort-sur-Nénon

La grande voie romaine allant de Chalon sur Saone à Besançon passe par Rochefort créant une ville à forte activité. On y trouva en 1789 des tuileaux et des sarcophages mérovingiens. 

La seigneurie comprenait le château, les deux bourgs, dessous et dessus, Hèbe, Audelange, La Barre, Grédisans, Falletans, Nénon, Esclans, Lavans, et la rivière du Doubs depuis le ruisseau de Lavans jusqu’au moulin banal de Baverans. Les textes nous disent que la superficie totale des bois banaux était de 4000 arpents (soit environ 1680 hectares).

Des chartes de franchise sont accordées par Jean de Chalon-Auxerre vers la fin du XIIIè siècle et Marguerite de France, étant venue à Rochefort en Août 1374, jura d’observer et de maintenir privilèges, franchises, usages et coutumes des habitants.

Jean de Chalon, l’Antique, fils d’Etienne III, comte de Bourgogne (à différencier du Duc de Bourgogne), reconnu Alix de Bourgogne et Hugues de Chalon son époux, comme suzerains. Ainsi les Chalon se suivent comme seigneur de Rochefort dont Jean II, comte d’Auxerre et de Tonnerre. Ce personnage est important dans la vie de nos Rochefort puisqu’il annobliera Guiot de Rochefort à la suite de péripéties que l’on trouvera plus avant.

En 1479 Maximilien de Habsbourg vendit à Claude de Vaudrey, chevalier, seigneur de L’Aigle et de Chilly, son conseiller et chambellan, Rochefort pour 10 000 francs. Il était marié à Marie de Challans qui à la mort de son époux hérita pour moitié de Rochefort qu’elle porta en dot à son deuxième mari, Philibert de Chateauvieux, seigneur de Verjon.

 Claude de Challans, leur fils, seigneur de Verjon, baron de Cusance, de Rochefort et de Mornay épousa Laurence Perenot de Granvelle.

Philippe II, roi d’Espagne remboursa les héritiers de Granvelle et réunit la terre de Rochefort au domaine Royal espagnol. Puis Louis XIV démembra la seigneurie et nomma comme seigneur engagiste de Rochefort, M. de Reculot, branche cadette des Poligny.

Ruines du château des Chalon à Rochefort

 On trouve à Rochefort plusieurs fiefs qui, pour la plupart, ont une surface très réduite et, souvent, se limitant à une maison et son « curtil » (jardin).

 Fiefs :

Fief de LANTENNE (ou LANTHENNE). Famille associée aux Rochefort

Fief de VAUTRAVERS. Famille associée aux Rochefort

Fief de LA CHASSAGNE (ou CHASSIGNET)

Fief de PARDESSUS. Famille associée aux Rochefort

Fief de DARBONNAY. Famille associée aux Rochefort

Fief d’ORCHAMPS. Famille associée aux Rochefort

Fief de RUPPE (peut-être RUPT ?)

Dans ses « Mémoires historiques sur Poligny », l’abbé Chevalier nous dit qu’en 1385, Pierre et Guiot « Raiselin » de Rochefort font une déclaration de fiefs « à Monsieur de Bourgogne » (le duc Philippe le Hardi). La nature et le lieu des fiefs ne sont pas précisés par Chevalier.

On retrouvera dans les pages suivantes toutes ces familles, plus de nombreuses autres.

Pour une description plus fine du village de Rochefort sur Nenon, on se reportera aux travaux de la S.E.J. de 1989 (article de J.Theurot) et dans le « Dictionnaire des Communes du Jura » de Rousset.

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