{"id":215,"date":"2020-03-03T14:31:02","date_gmt":"2020-03-03T13:31:02","guid":{"rendered":"http:\/\/la-maison-rochefort.fr\/?p=215"},"modified":"2020-11-08T10:18:54","modified_gmt":"2020-11-08T09:18:54","slug":"11-claude-iii-de-rochefort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/2020\/03\/03\/11-claude-iii-de-rochefort\/","title":{"rendered":"11 &#8211; Claude III de Rochefort"},"content":{"rendered":"\n<p>Claude de Rochefort, troisi\u00e8me du nom, est chevalier, seigneur de Lu\u00e7ay-le-Male (36), Coulange (18), la Charleti\u00e8re en Touraine (37). Il ne brillera pas plus que ses parents. Il convient m\u00eame de souligner que la d\u00e9cr\u00e9pitude financi\u00e8re de la maison de Rochefort aura atteint son summum et que tous les maux viendront de son immense orgueil et des dettes impressionnantes contract\u00e9es durant sa vie et celles de son p\u00e8re. Dans ses m\u00e9moires, Nicolas de Brichanteau, nous offre son d\u00e9sespoir devant l\u2019inextricable succession de Claude (\u00ab&nbsp;<em>M\u00e9moires du<\/em>&nbsp;<em>marquis de Beauvais Nangis&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;par L.J.N. de Monmerqu\u00e9)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Voyant que le Roi ne se servait pas de moi, je me r\u00e9solus de sortir les affaires que j\u2019avais pour la succession de feu M. de Rochefort \u2026..&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Claude \u00e9pousera, le 16 juillet 1631, Anne de Brouilly, fille de Charles, marquis de Piennes (en Flandres) et de Magdeleine Ren\u00e9e de Rochefort<\/p>\n\n\n\n<p>Anne de Brouilly a \u00e9t\u00e9 mari\u00e9e en premi\u00e8res noces le 16\/04\/1604 \u00e0 Guillaume POT, chevalier, seigneur de Rhodes (commune de Mouhet 36), Saint-Amand (Auvergne) et Chemault (commune de Boiscommun 45 \u2013 Voir l\u2019ouvrage \u00ab&nbsp;<em>Boiscommun et Chemault&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/em>de Georges Cosson). Guillaume est cornette blanche du roi et Grand Ma\u00eetre des c\u00e9r\u00e9monies de France. Il cumule aussi les charges de pr\u00e9vot et maitre des c\u00e9remonies des ordres du roi (re\u00e7u en survivance de son p\u00e8re Guillaume en 1597). Sa m\u00e8re est Jacqueline de La Ch\u00e2tre. Guillaume Pot serait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1616. A notre connaissance, il n\u2019y eut pas d\u2019enfant n\u00e9 de ce mariage, car aucun acte de tutelle n\u2019est relev\u00e9 lors du mariage d\u2019Anne et de Claude de Rochefort.<\/p>\n\n\n\n<p>Magdeleine Ren\u00e9e \u00e9tait la fille d\u2019Anne de Rochefort et de Charlotte de Sautour. Anne \u00e9tait le fils de Ren\u00e9 de Rochefort , lui m\u00eame fr\u00e8re de Claude de Rochefort deuxi\u00e8me du nom (voir l\u2019arbre g\u00e9n\u00e9alogique). Ainsi deux branches des Rochefort se rejoignent et les enfants de Claude III seront donc issus des branches Rochefort-Lu\u00e7ay et Rochefort-la Croisette\/Mareuil. A notre connaissance, il ne sera pas demand\u00e9 de dispense de consanguinit\u00e9 au mariage de Claude et d\u2019Anne.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re dette, dont nous connaissons le montant, est de 1646. Claude de Rochefort refusait de payer aux moines Feuillants de Selles sur Cher une rente. La chambre des requ\u00eates rendit une sentence en leur faveur. Il devait encore, en vertu d\u2019une procuration sp\u00e9ciale pass\u00e9e devant Regnault notaire \u00e0 Lu\u00e7ay le 6 mars 1647, verser \u00e0 la Saint Michel aux moines de Selles sur Cher 4 s\u00e9tiers de bl\u00e9 mesure de Lu\u00e7ay ainsi que 200 livres d\u2019arr\u00e9rages. En 1686, Pierre Chevaux, avocat au parlement et lieutenant au baillage de Lu\u00e7ay, fond\u00e9 de procuration par Charles Joseph de Rochefort et ses fr\u00e8res (tous enfants l\u00e9gitimes de Claude et Anne de Brouilly) reconnaissaient (39 ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la cr\u00e9ation de la dette) que le seigneur de Lu\u00e7ay devaient les s\u00e9tiers aux moines. Lorsque LEGENDRE de VILLEMORIEN ach\u00e8tera aux Rochefort les terres et seigneurie de Lu\u00e7ay, il s\u2019engagera \u00e0 payer le d\u00fb aux moines. Nous ne savons pas si Legendre r\u00e8gla cette dette.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me dette que nous connaissons est de 1648 (ADC-E 958)&nbsp;: Vente par Claude de Rochefort, chevalier, baron de Lu\u00e7ay le M\u00e2le et Anne de Brouilly, sa femme au profit d\u2019Anne Forget, veuve de Charles Paris, sieur du Perche, garde des seaux au pr\u00e9sidial de Tours, de la terre et chatellenie de Lu\u00e7ay et de la terre et seigneurie de la Bourdilli\u00e8re \u00e0 G\u00e9nill\u00e9 en Touraine, pour 3900 livres tournois. Cette vente ne sera d\u00e9finitive qu\u2018au bout de 3 ans. Cet acte nous apprend que c\u2019est Fran\u00e7ois, p\u00e8re de Claude, qui avait contract\u00e9 cette dette. Selon toute vraisemblance, Lu\u00e7ay ne f\u00fbt pas vendu grace \u00e0 de nouvelles dettes (mais la Bourdilli\u00e8re le f\u00fbt), car Claude n\u2019est plus seigneur de cette derni\u00e8re terre. Cette derni\u00e8re vente est faite vers 1650 \u00e0 Louis PERROT et \u00e0 son \u00e9pouse Marie de VALENCE<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me dette est de 1 260 livres en 1653<sup><a href=\"#footnote_0_215\" id=\"identifier_0_215\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"Archives du Cher -E 690\">1<\/a><\/sup>. Elle est due \u00e0 Claude Boucher, marchand drapier et bourgeois de Paris. Cette dette laisse supposer la fourniture d\u2019habits \u00e0 Claude, achet\u00e9s \u00e0 cr\u00e9dit.<\/p>\n\n\n\n<p>La quatri\u00e8me dette est de 3 000 livres en 1634<sup><a href=\"#footnote_1_215\" id=\"identifier_1_215\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"Archives d&rsquo;Indre et Loire -66J-art. 410\">2<\/a><\/sup>. Compte tenu du d\u00e9veloppement de cette derni\u00e8re dette nous en donnons le d\u00e9tail au chap\u00eetre consacr\u00e9 \u00e0 Fran\u00e7ois et Dominique de Rochefort, fils de Charles Joseph de Rochefort.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de remarquer que toutes ces dettes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 contract\u00e9es directement par Claude mais aussi par son p\u00e8re, Fran\u00e7ois, Claude ne les ayant que confirm\u00e9es, est dans l\u2019incapacit\u00e9 de les payer. Nous concid\u00e9rons que le commencement de la chute de la Maison de Rochefort date de cette p\u00e9riode.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 23 octobre 1666, Claude \u00e9crit une supplique \u00e0 Mgr. Montpezat de Carbon, archev\u00e8que de Bourges, dans laquelle il demande de pouvoir faire dire la messe dans la chapelle du ch\u00e2teau de Coulanges qu\u2019il a fait restaurer (\u00ab&nbsp;<em>Lury et ses environs&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/em>par E. Tausserat). Permission sera accord\u00e9e, elle facilitera les relations avec la cure de Lury qui ne sont pas bonnes.<\/p>\n\n\n\n<p>Devant la recrudescence des faux titres de noblesse, Louis XIV va promulguer un \u00e9dit de \u00ab&nbsp;maintenu de noblesse&nbsp;\u00bb. Pour la partie concernant le Berry c\u2019est le 14 ao\u00fbt 1669 que Claude de Rochefort va d\u00e9cliner son \u00ab&nbsp;p\u00e9digr\u00e9&nbsp;\u00bb&nbsp;devant l\u2019intendant de Berry, Charles Tubeuf : \u00ab&nbsp;<em>Haut et puissant seigneur Claude de Rochefort, seigneur comte de Lu\u00e7ay, demeurant au chastel du dit lieu, dite paroisse, a d\u00e9clar\u00e9 maintenir la qualit\u00e9 de chevalier et a sign\u00e9&nbsp;: D.C. de Rochefort.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>(<\/em>Voir&nbsp;<em>\u00ab Les maintenus de noblesse du Berry&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;de Toulgouet-Tr\u00e9ana).<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9claration appelle plusieurs remarques&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que des familles importantes comme les La Ch\u00e2tre, La Tr\u00e9moille, Beauvilliers, etc\u2026, se d\u00e9clarent \u00e9cuyers, notre Rochefort exprime sa qualit\u00e9 de \u00ab&nbsp;chevalier&nbsp;\u00bb. Il y a droit, car il peut en prouver la qualit\u00e9, mais son orgeuil est plus fort. Remarquons que cette qualit\u00e9 de chevalier n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e par l\u2019intendant du Berry ou le g\u00e9n\u00e9alogiste \u00ab&nbsp;en chef&nbsp;\u00bb de France, d\u2019Hozier.<\/p>\n\n\n\n<p>Il prend le titre de \u00ab&nbsp;Comte de Lu\u00e7ay&nbsp;\u00bb. Il semble que Lu\u00e7ay le M\u00e2le soit effectivement un comt\u00e9, mais ses anc\u00eatres ne donnent, dans les diff\u00e9rents actes que nous connaissons, que le titre de \u00abbaron&nbsp;de Lu\u00e7ay\u00bb (souvent \u00e9crit \u00ab&nbsp;Luc\u00e9&nbsp;\u00bb). Dans un proc\u00e8s de 1641 contre l\u2019abb\u00e9 Aucam, cur\u00e9 de Lury-sur-Arnon, il prend la qualit\u00e9 de baron de Lu\u00e7ay et de Coulanges&nbsp;<em>(\u00ab&nbsp;Lury et ses environs&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/em>de E. Tausserat). Cela montre que les titres de la famille Rochefort sont fluctuants suivant les g\u00e9n\u00e9rations, leur temps et leurs interlocuteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous n\u2019avons pas r\u00e9solu la signification de la lettre D dans la signature (peut-\u00eatre Dominique&nbsp;??), la lettre C \u00e9tant Claude.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Claude va fournir le 30 mai 1671, l\u2019aveu et d\u00e9nombrement des terres et ch\u00e2teau de Coulanges \u00ab&nbsp;\u2026&nbsp;<em>\u00e9chu et advenu au dit seigneur advouant \u00e0 cause de la succession de messire Fran\u00e7ois de Rochefort vivant chevalier, comte de Lu\u00e7ay et de Coulanges, son p\u00e8re&nbsp;\u00bb (\u00ab&nbsp;Lury et ses environs<\/em>&nbsp;\u00ab de E. Tausserat<em>)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Anne de Brouilly d\u00e9c\u00e8de le 24 mars 1651 \u00e0 Lu\u00e7ay le M\u00e2le. Elle mit au monde douze enfants, dont sept vivrons, que nous donnons plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p>Claude va se remarier le 22 novembre 1660 \u00e0 St. Cyran du Jambot (36) avec Madeleine HOTMAN, dame de Fontenay, veuve d\u2019H\u00e9lie d\u2019ALIG\u00c9 mort \u00e0 St.Cyran (36) en octobre 1659. H\u00e9lie \u00e9tait seigneur de St. Cyran et de Fontenay en partie, lieutenant d\u2019artillerie en Champagne pour le roi. De ce deuxi\u00e8me mariage, il ne naitra aucun enfant.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"106\" height=\"133\" src=\"http:\/\/la-maison-rochefort.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/armes-hotman.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-530\"\/><figcaption>Armes de la maison Hotman<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>H\u00e9lie et Madeleine, dame de Fontenay, s\u2019\u00e9taient mari\u00e9s le 3\/02\/1641 \u00e0 Paris. Ils avaient eu un fils, Fran\u00e7ois, n\u00e9 en 1653, qui avait donc 6 ans au d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Evidemment, le remariage de Madeleine provoque la constitution d\u2019une assembl\u00e9e de tutelle le 30\/05\/1661 concernant Fran\u00e7ois d\u2019Alig\u00e9, enfant mineur<sup><a href=\"#footnote_2_215\" id=\"identifier_2_215\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"A.N. -Y 3947 b\">3<\/a><\/sup>. Dans cet acte Madelaine est nomm\u00e9e Marie. Ce qui laisse \u00e0 comprendre que les pr\u00e9noms sont Marie Madeleine et que le notaire n\u2019est pas s\u00fbr des pr\u00e9noms. L\u2019acte pr\u00e9cise aussi qu\u2019H\u00e9lie a laiss\u00e9 une dette de 2976 Livres transport\u00e9e au Sieur de Montreuil (?).<\/p>\n\n\n\n<p>Quels sont les comparants&nbsp;?&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Marie (Madelaine) HOTMAN. (Il peut aussi s\u2019agir d\u2019une autre Hotman, mais elle est d\u00e9clar\u00e9e \u00ab&nbsp;m\u00e8re&nbsp;\u00bb).<\/li><li>Charles de LATACAUMM (?), conseiller et secr\u00e9taire du roi en la Grande Chambre du parlement de Paris, cousin paternel.<\/li><li>Fran\u00e7ois DUFAURE, conseiller du roi au Parlement de Paris, cousin.<\/li><li>Claude de VIRGER, chevalier, vicomte d\u2019ASSY, cousin \u00e0 cause de sa femme Marie DUFAURE.<\/li><li>Marie MARCELLE, veuve de Timol\u00e9on HOTMAN, seigneur de Fontenay, conseiller du roi aux conseils d\u2019Etat et Priv\u00e9, pr\u00e9sident des Tr\u00e9soriers de France, grand-m\u00e8re de Madelaine.<\/li><li>Fran\u00e7ois de PORTAIL, seigneur de Fresneau, ma\u00eetre des requ\u00eates de l\u2019hotel du roi, ma\u00eetre des comptes, oncle maternel \u00e0 cause de sa femme Anne Marie HOTMAN.<\/li><li>Claude MARCELLE (alias MARCEL), seigneur de Bouqueval (95), conseiller du roi, Doyen du Grand Conseil&nbsp;; repr\u00e9sent\u00e9 par son procureur Etienne LEGRAND, sieur de Trillac et de la For\u00eat.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Cette \u00ab&nbsp;joyeuse&nbsp;\u00bb assembl\u00e9e&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; \u00c9lie le sieur et la dame de Lu\u00e7ay comme tuteurs honoraires et Nicolas FERRAND (ou FERRAUD), avocat au parlement comme conseil honoraire. Ferrand recevra 300 livres pour ses d\u00e9placements.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Demande le paiement (\u00e0 quel titre&nbsp;?) de 12 776 livres de principal et interets pour&nbsp;Vincent HOTMAN, fr\u00e8re de Marie (Madeleine) HOTMAN, maitre ordinaire des requ\u00eates, intendant de justice et police.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Rien n\u2019est d\u00e9cid\u00e9 concernant la dette de 2 976 livres.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Les Marcelle sont des descendants d\u2019Etienne Marcel, pr\u00e9v\u00f4t des marchands de Paris. On trouvera l\u2019histoire du pr\u00e9v\u00f4t sur le site internet \u00ab&nbsp;Wikip\u00e9dia&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un soucis de formation \u00e0 son futur m\u00e9tier de roi de France, le duc de Bourgogne, fils du Grand Dauphin, re\u00e7oit un document (un livre&nbsp;!) intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>M\u00e9moires pour l\u2019instruction du duc de Bourgogne&nbsp;<\/em>\u00bb, document&nbsp;&nbsp;\u00e9tablit en 1697 par le duc de Beauvillier son pr\u00e9cepteur. Pour la partie concernant le Berry le document a \u00e9t\u00e9 confectionn\u00e9 par l\u2019intendant de Bourges, Dey de S\u00e9raucourt. Il&nbsp;&nbsp;concerne la description physique, g\u00e9ographique, historique, morale, \u00e9conomique de la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 tenue par Dey. En particulier y est inscrite une description des familles nobles du Berry (aujourd\u2019hui, en gros, les d\u00e9partements de l\u2019Indre et du Cher). Nous devons nous rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence que la famille Rochefort n\u2019y fait \u00e9tat d\u2019aucune information tant patronymique qu\u2019autre. Nous voyons dans ce fait l\u2019\u00e9tat de d\u00e9liquessence o\u00f9 se trouve nos Rochefort. Ces derniers ne sucitent aucun int\u00earet de la part de l\u2019intendant.<\/p>\n\n\n\n<p>Du mariage de Claude de Rochefort et d\u2019Anne de Brouilly naquirent&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Charlotte Louise<\/strong>&nbsp;est n\u00e9e en 1634 et baptis\u00e9e le 21\/06\/1636 \u00e0 l\u2019age de 2 ans et 8 mois. Elle fut religieuse \u00e0 la Visitation de Tours.&nbsp;&nbsp;<\/li><li><strong>Samson<\/strong>&nbsp;(1635&nbsp;?-1657&nbsp;?). La Chesnay Desbois nous pr\u00e9cise que cet individu \u00e9tait ma\u00eetre de camp d\u2019un r\u00e9giment \u00e0 son nom. Nous n\u2019avons pas trouv\u00e9 les preuves de cette situation.&nbsp;On n\u2019entend plus parler de Samson dans les actes de Claude et d\u2019Anne. Nous avons tout lieu de penser que Sanson embrassa le protestantisme. Cette conversion est tr\u00e8s mal vue par la famille qui semble avoir tir\u00e9 un trait sur leurs relations familiales. Samson serait devenu pasteur de la \u00ab&nbsp;religion pr\u00e9tendue r\u00e9form\u00e9e&nbsp;\u00bb car nous retrouvons dans \u00ab&nbsp;<em>Histoire de<\/em>&nbsp;<em>l\u2019acad\u00e9mie protestante de Montauban Puylaurens<\/em>&nbsp;\u00bb de Michel Nicolas, le nom de Samson de Rochefort comme ayant fait des communications \u00e0 cette acad\u00e9mie et pasteur du village de Gardonne (24). La Biblioth\u00e8que Municipale de Montauban conserve un discour de Samson fait \u00e0 Montpellier en 1650, \u00ab&nbsp;<em>Satan bris\u00e9 sous les pieds des fid\u00e8les\u2026 \u00ab<\/em>, imprim\u00e9 \u00e0 Bergerac par Andr\u00e9 Boysset en 1665. Nous n\u2019avons h\u00e9las pas eu de temps pour creuser cette piste. Sans descendance connue.<\/li><li><strong>Charles Joseph<\/strong>&nbsp;(&nbsp;?- 28\/08\/1686). En tant qu\u2019ain\u00e9 il continue la branche des seigneurs de Lu\u00e7ay. Il prend le titre de Comte de Rochefort, seigneur de Lu\u00e7ay le M\u00e2le, de Talvois (Nouatre-37), de la Cour au Berruyer (Cheill\u00e9-37) et de Coulanges (18). Ce titre de comte de Rochefort est donn\u00e9 dans diff\u00e9rents actes mais, \u00e0 notre avis, ne correspond \u00e0 rien de justifier&nbsp;&nbsp;. Il se marie avec Ren\u00e9e (aussi pr\u00e9nom\u00e9e N\u00e9r\u00e9e) de MESSEM\u00c9 (du Cormier&nbsp;?) \u00e0 Cheill\u00e9 (37) le 27\/04\/1677. Elle est fille de Fran\u00e7ois, gouverneur de Carcassonne et de Cassandre de PIERRES (et non, PIEVRES). Les fiefs de la Cour (au Berruyer), Talvois, La Voli\u00e8re feront parti de la dote Messem\u00e9. Charles poursuivra la branche directe des ROCHEFORT au travers de Fran\u00e7ois, seigneur de Lu\u00e7ay et Dominique de Rochefort, seigneur de La Cour au Berruyer, dont nous relateront les faits et gestes plus avant.<\/li><li><strong>Dominique&nbsp;<\/strong>(1641-1704) qui suit. Il est notre anc\u00eatre direct.<\/li><li><strong>Charles Edme Fran\u00e7ois Flour<\/strong>&nbsp;(ou Flore) \u2013 (1645\/1712). Il est seigneur de Coulanges en partie et chevalier. Il se marie en 1689, avec Marie CHOLLET (1664-1719), fille d\u2019Etienne, receveur des consignations de Bourges. Ils auront un fils Etienne N\u00e9r\u00e9 Maximilien de ROCHEFORT, sans descendance, qui \u00e9pousera Marie Ang\u00e9lique MAUDHUIT, fille de Fran\u00e7ois, pr\u00e9sident du grenier \u00e0 sel d\u2019Issoudun. Cette deni\u00e8re, devenue veuve, \u00e9pousera en secondes noces Pierre de ROCHEFORT cousin de son mari et fils de Dominique et de Jeanne du Fresne. Nous relaterons cet \u00e9pisode au chapitre de Pierre de Rochefort qui suit.<\/li><li><strong>Louise<\/strong>, n\u00e9e en 1632, religieuse \u00e0 Ste. Marie de Bourges.<\/li><li><strong>Madeleine Eug\u00e9nie<\/strong>&nbsp;(1644-17\/05\/1702). Religieuse \u00e0 la Visitation de Tours.<\/li><li>Les autres enfants sont&nbsp;<strong>Anne (2 fois), Louise, Claude, Louis,<\/strong>&nbsp;<strong>Ren\u00e9e<\/strong>, certainement morts en bas \u00e2ge ou avant leur majorit\u00e9 et dont nous n\u2019avons trouv\u00e9 aucune information de vie. N\u00e9anmoins une Anne et Claude signent des bapt\u00e8mes en l\u2019\u00e9glise de Ch\u00e9ill\u00e9 (37), commune o\u00f9 est situ\u00e9e le ch\u00e2teau de la Cour au B\u00e9rruyer.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"521\" height=\"202\" src=\"http:\/\/la-maison-rochefort.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/chateau-la-cour-au-berruyer-messem\u00e9.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-476\" srcset=\"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/chateau-la-cour-au-berruyer-messem\u00e9.png 521w, https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/chateau-la-cour-au-berruyer-messem\u00e9-300x116.png 300w\" sizes=\"(max-width: 521px) 100vw, 521px\" \/><figcaption>Ch\u00e2teau actuel de la Cour au Berruyer (commune de Cheill\u00e9 37).<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p style=\"background-color:#63d9ee;font-size:25px\" class=\"has-background\"><strong>LA MAISON DE BROUILLY.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette maison est originaire de l\u2019Artois. Le p\u00e8re d\u2019Anne, Antoine de BROUILLY est chevalier des ordres du roi, gouverneur de Pignerol (en France), marquis de Piennes (80), seigneur de Mesvillers (80), La Villette, le Houssoy, Villier le bel (60), Assainvillers (80), Talcy (41, qui vient de sa femme Fran\u00e7oise Godet des Marais), Nouvion (80, au comt\u00e9 de Ponthieu).<sup><a href=\"#footnote_3_215\" id=\"identifier_3_215\" class=\"footnote-link footnote-identifier-link\" title=\"A.N. &ndash; P 19\">4<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>On compte dans cette famille des abesses et des chevaliers de Malte. Mais c\u2019est le m\u00e9tier des armes qui f\u00fbt le plus exerc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Alliances&nbsp;<\/em>: d\u2019Aumale, Mottier de Lafayette, Savary de Lancosme, de Halluin (ou Halwin), Doull\u00e9, d\u2019Herbouville, de Vieuxpont, Harcourt, Godet des Marais, Pot, de Foix, d\u2019Angennes.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/la-maison-rochefort.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/armes-brouilly-e1599364188722.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-531\" width=\"80\" height=\"116\"\/><figcaption>Armes de la maison de Brouilly<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Armes Brouilly<em>&nbsp;<\/em><\/strong><em>:&nbsp;D\u2019argent au lion de sinople, arm\u00e9, lampass\u00e9 et couronn\u00e9 de gueules.<\/em><\/p>\n<ol class=\"footnotes\"><li id=\"footnote_0_215\" class=\"footnote\">Archives du Cher -E 690<span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_0_215\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><li id=\"footnote_1_215\" class=\"footnote\">Archives d&rsquo;Indre et Loire -66J-art. 410<span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_1_215\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><li id=\"footnote_2_215\" class=\"footnote\">A.N. -Y 3947 b<span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_2_215\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><li id=\"footnote_3_215\" class=\"footnote\">A.N. \u2013 P 19<span class=\"footnote-back-link-wrapper\"> [<a href=\"#identifier_3_215\" class=\"footnote-link footnote-back-link\">&#8617;<\/a>]<\/span><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Claude de Rochefort, troisi\u00e8me du nom, est chevalier, seigneur de Lu\u00e7ay-le-Male (36), Coulange (18), la Charleti\u00e8re en Touraine (37). Il ne brillera pas plus que ses parents. Il convient m\u00eame de souligner que la d\u00e9cr\u00e9pitude financi\u00e8re de la maison de &hellip; <a href=\"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/2020\/03\/03\/11-claude-iii-de-rochefort\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[12],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215"}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=215"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":642,"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215\/revisions\/642"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=215"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=215"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-maison-rochefort.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=215"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}